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aut bugatti suite 4

aut bugatti suite 4
Les Bugatti et l'homme-pétard Les divers types d'autorails Bugatti ont tous des caractéristiques communes et originales en ce qui concerne la partie motrice, les boggies, la constitution de la caisse et la disposition générale des véhicules. Ils ont tous leurs moteurs disposés au centre, dans un compartiment qui sert également de poste de conduite et qui est, à cet effet, surmonté d'un kiosque d'où le conducteur peut à la fois surveiller la voie et le mécanisme. Dans le cas des Bugatti doubles du PLM et des triples de l'AL et de l'Etat, si le conducteur peut observer normalement les signaux depuis le kiosque, il ne peut avoir, en raison de la grande longueur de caisse devant lui, une vue correcte de la voie, ce qui est gênant dans le cas de marche à vue en ligne ou au cours des man½uvres. Aussi ces autorails sont-ils dotés d'un poste d'observation aux extrémités, normalement occupé par un agent de train disposant de signaux acoustiques et optiques pour communiquer avec le conducteur et pouvant même provoquer directement l'arrêt, en particulier lors de l'écrasement de pétard dont le conducteur ne peut entendre l'explosion. Cette fonction a naturellement fait désigner "homme-pétard" l'agent en question!
En revanche, la disposition du poste de conduite, au centre de l'autorail, a permis de dégager les extrémités et d'offrir une bonne visibilité vers l'avant ou l'arrière.
Les moteurs sont tous du type "Royal" à huit cylindres en ligne, de 125 d'alésage et 130 de course. Ils développent 200 ch, à 2000 t/mn et peuvent être poussés à 220 ch à 2500 t/mn. Ils sont équipés de trois soupapes par cylindre, commandées par arbres à cames et culbuteurs sur tête de cylindres et l'allumage se fait par magnéto Vertex, au moyen d'une bougie latérale par cylindre. Le carburant utilisé est un mélange tertiaire essence-alcool-benzol; c'est le supercarburant de l'époque (1). Un autorail su rallongé de 400 ch, présenté à l'exposition internationale de 1937 à Paris, avait ses moteur alimentés à l'alcool pur additionné de 5 % d'huile de graissage, sans que leur puissance soit diminuée. Les carburateurs sont alimentés par des pompes à diaphragme depuis les réservoirs placés sous la caisse et des robinets d'isolement man½uvrables à distance par le conducteur permettent l'interruption rapide de l'alimentation.
Le carburant est emmagasiné dans des réservoirs protégés (un par moteur), munis de diaphragmes de sécurité pour diminuer les risques d'explosion en cas de déformation. Leur remplissage s'effectue par l'extérieur de l'autorail au moyen de robinets étanches, à fermeture automatique système Rellumit; toutes ces dispositions visent à réduire au minimum les risques d'incendie. La consommation de carburant est de 30 litres aux 100 km par moteur pour un autorail de 800 ch circulant seul. Elle s'élève à 47/48 litres lorsqu'il tire une remorque. C'est ainsi que les autorails doubles du PLM consommaient 190 litres de carburant aux 100 km.
Sur les autorails de 400 ch, de type léger et allongés, les radiateurs des moteurs sont à ventilation naturelle et disposés sur les faces frontales des extrémités de caisse. Pour améliorer le refroidissement dans la marche en jumelage, les types allongés auront des radiateurs supplémentaires installés sur la toiture, de part et d'autre du kiosque.
Sur les types Présidentiel, double ou triple de 800 ch, et sur les su rallongés de 400 ch, les radiateurs, à ventilation forcée, sont disposés sur une des faces latérales, au-dessus des moteurs qui entraînent chacun une hélice.
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# Posté le jeudi 01 mai 2008 13:01

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